Introduction
Au XVIe siècle, Charles Quint favorise les Pays-Bas. Il établit à Bruxelles le siège des États généraux des Pays-Bas et des trois conseils du gouvernement. Roi d'Espagne par son origine familiale, devenu empereur d'Allemagne par élection de la diète, Charles Quint possède aussi les titres des provinces et principautés des Pays-Bas, de par son ascendance bourguignonne. Ainsi, il intègre les Pays-Bas, avec l'Autriche et l'Espagne, dans un vaste ensemble comprenant aussi les colonies d'Amérique. Étendu sur deux hémisphères, c'est un empire dont a pu dire que « sur les possessions de l'empereur, le soleil ne se couche jamais ». Bruxelles abrite une cour des plus brillantes où affluent des nobles de toutes les parties de l'empire et la ville émerge rapidement comme la plus puissante ville brabançonne. Bruxelles fleurit et devient une grande ville d'artistes et de scientifiques : Vésale et Mercator. Érasme y rédigea un traité sur l'éducation d'un prince. À Bruxelles siège un gouvernement qui, sous le nom de Conseil d'état, fonctionne selon les lois et traditions des Pays-Bas qui sont indépendantes de celles de l'Espagne et de l'Empire germanique dont Charles-Quint est à la fois roi et empereur.
À l'ouest de Bruxelles, Anderlecht mêle un charmant centre-ville. Sur la place de la Vaillance, se dresse la collégiale Saint-Guidon. Dès la fin du XIe siècle, un chapitre de chanoines est fondé à Anderlecht par les seigneurs du lieu. Le village est lié au culte de Saint-Guidon, jeune villageois du XIe siècle parti en pèlerinage à Rome et en Terre Sainte. Un peu plus tard, une construction plus ambitieuse est édifiée. C'est ainsi qu'elle se présente comme une des plus belles églises de style gothique-brabançon.
Construite fin XVe siècle, le « Cygne » était l'une des maisons du chapitre d'Anderlecht, où logeaient les membres de la communauté et leurs hôtes illustres. En 1521, le plus célèbre lui donna son nom : Érasme. Derrière les murs de briques d'un enclos ombragé, les pièces évoquent l'ombre du « prince des humanistes ». Une visite qui plonge le visiteur dans l'atmosphère de la Renaissance.
La beauté et la laideur ont toujours fasciné, mais leur signification évolue au fil du temps. Bellezza e Bruttezza explore la manière dont les artistes d’Italie et d’Europe du Nord aux XVe et XVIe siècles ont représenté ces extrêmes, des idéaux raffinés aux grotesques délibérés. Une occasion rare d’admirer des œuvres extraordinaires, dont certaines sont présentées pour la première et unique fois en Belgique.
L’exposition au musée des Beaux-Arts de Bruxelles retrace l’évolution des critères de beauté et de laideur depuis le dernier quart du XVe siècle jusqu’à la fin du XVIe siècle - des périodes de transition majeures - en mettant en regard, dans une confrontation riche et captivante, les différentes interprétations qu’en donnèrent les plus grands artistes italiens et leurs homologues d’Europe du Nord. La beauté devient alors une préoccupation sociale croissante, comme en témoigne le nombre grandissant de publications du XVIe siècle proposant des « recettes pour être belle » ainsi que des conseils de soins et de cosmétiques. Parallèlement, la laideur prend également une place plus marquée dans l’art, se déclinant sous des formes de plus en plus variées au cours de cette même période.
Découvrez des œuvres remarquables d’artistes renommés tels que Botticelli, Titien, Tintoretto, Leonardo da Vinci, Michelangelo, Cranach l’Ancien, Massys, et bien d’autres encore.
La place du Sablon. L’appellation « Sablon » désigne aujourd’hui avant tout, dans l’esprit local, un quartier de la capitale, quartier huppé aux enseignes fastueuses et connu pour son marché des antiquaires. Quant à l’église du même nom, elle est massivement connue des Bruxellois et constitue un haut lieu de Gothique-Renaissant. La place du Sablon sert de place de marché depuis des temps anciens. La place du Grand Sablon est d’ailleurs désignée sous le vocable de « Marché aux Chevaux », signe qui indique le caractère élitiste du quartier. De style renaissance, le jardin fleuri du square du Petit Sablon est un bijou architectural. Dans ce musée en plein air, les différentes corporations bruxelloises sont personnifiées par 48 statues et dix autres représentent les grands humanistes du XVIe siècle : Mercator, Ortélius…
Programme
Départ :
Un départ est réalisé du parking U3A de Jupille et du quartier des Guillemins de Liège.
Déroulement de la journée :
- Visite du sablon
- Visite de l'exposition « Bellezza e Bruttezza » au musée des Beaux-Arts.
- Visite de la maison d’Érasme d’Anderlecht - Bruxelles
Prix & Pratique
PRIX
Prix : 92 €/pers.
Acompte : 30 €/pers.
COMPREND :
- Transport en autocar
- Entrée de l'exposition « Bellezza e Bruttezza » au musée des Beaux-Arts
- Entrée de la maison d’Erasme
- Prestations guidées
- Documents de voyage
NE COMPREND PAS :
- Repas
- Gratification du chauffeur
- Assurance-annulation